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| | Clan du mois | Voici le clan du mois de Décembre, celui qui a reçu le plus de points :  Se sont les Flots d'Encre, avec 2 points ! | | Concours | Voici le gagnant du dernier concours : C'est Sterna qui gagne le concours du mois d'Août par forfait ! Voici son texte : Elle est ma chair. La prunelle de mes yeux. Mon présent à moi-même. Née de mon seul corps alors que l’étreinte de son géniteur n’était plus qu’un songe, un rêve éveillé où ses bras puissants m’enlaçaient avec passion sous l’œil éhonté de bruyants volatiles. Bergeronnettes et geais, mésanges et moineaux, j’avais cru qu’avec moi vous riiez du destin, j’aurais dû comprendre vos stridents avertissements. Car dans les bois ancestraux vous m’aviez fait serment, de la chérir comme je vous chérissais ainsi que toute vie peuplant ce monde. Plus perspicace que moi, vous aviez vu dès lors ce que mes yeux fuyaient.
Et voilà qu’elle dort, mon ange déchue du ciel, ses cheveux d’or bouclant sur le tissu grossier, n’ayant pu lui offrir le satin qu’elle mérite. Malgré les coups du sort j’étais parvenue à l’élever à l’abri du besoin, à surmonter les ragots et à préserver sa pureté, avec plus de ferveur que je ne l’avais fait de la mienne, je l’avoue. J’avais eu tant de peines que mon cœur vibrait de joie à la vue de ce sommeil paisible. Immérité, diraient ceux qui ne jurent que par la force déployée. Mais depuis toujours, j’avais pour elle d’autres projets. Elle prendrait ma place, elle avait pour les herbes un talent inné, fruit du labeur de ses yeux enfantins guettant mes allers et venus. Elle ferait une excellente guérisseuse, me succéderait au service de ma Dame, et sa beauté mystique la ferait remarquer, et épouser, qui sait, par quelque damoiseau puîné qui lui offrirait l’existence qui m’avait échappé, plus sûrement que l’eau vive entre mes doigts écartés. Et même si l’évidence parlait contre elle, je ne désespérais pas qu’elle obtienne de ma Dame une seconde chance. Je ne serais pas allée jusqu’à soigner en son nom ceux qui se presserait à sa porte, mais égoïstement, j’imaginais que ma mort les plongerait dans un tel désarroi qu’ils n’auraient d’autre choix que de se fier à elle. Ce n’était pas mesquinerie de ma part, elle était douée, je le savais. Voici le rêve que je caressais pour elle, et il ne pouvait souffrir aucune contrariété. Je pensais qu’il se réaliserait aussi sûrement que le printemps succède à l’hiver.
Jusqu’à ce que, la recouvrant du drap qui délaissait sa frêle silhouette, l’horreur ne me saisisse en un étau glacé. Sur ses membres alanguis enivrés de sommeil, sa peau diaphane, à l’image de la lune qui veillait sur ses nuits, accusait de sombres meurtrissures. Le regard suspendu aux marques violacées, mon cœur pourtant solide oublia un battement. J’avais vu trop de sang pour frémir à sa vue, mais le spectacle de ma fille constellée d’ecchymoses valait tous les cortèges putrides, toutes les pestes, que ce monde eut connu. Chair lacérée, os brisés, gangrènes et draps maculés d’immondices, rien ne m’affectait plus. Et pourtant, mue par une fascination douloureuse, je soulevais le drap comme j’eus fait d’un linceul, feignant de l’ajuster encore. J’eus peine à embrasser d’un seul regard les coups innombrables. Se retournant, Micia croisa mon regard, de ses yeux d’aube légère qu’elle ne tenait pas de moi, et esquissant son plus doux sourire, elle rejoignit ses rêves avant qu’il ne mourut.
Sûrement est-ce cette nuit là que le Démon a germé dans mon âme, graine fertile remplaçant tous les enfants à naître que je n’aurais jamais. Sinon, comment mes doigts auraient-ils pu broyer les herbes assassines, les distiller avec une telle expertise, les mêler avec malice au miel qui les noierait ? Le destin m’était cruel, je l’affrontais avec les seules armes que je possédais. Mes doigts se raffermirent sur la coupe de poison, et je sus que je ne tremblerais pas. Lorsque je serais morte, c’est elle qu’ils choisiraient comme un dernier recours.
Xan J’ai faim. Comment vaincre une idée fixe ? J’ai soif. La remplacer par une autre avait son efficacité. Néanmoins, ma gorge desséchée ne m’aidait pas vraiment à oblitérer les gargouillements dépités de mon estomac. Ressassant amèrement les faits qui m’avaient conduit ici, j’admettais que le temps écoulé apaisait ma colère, et que mes actes me paraissaient, non moins légitimes, mais plus déraisonnables.
Regrettais-je ? Aurais-je recommencé si tout avait été effacé et l’ardoise aussi vierge que les cuisses d’une prêtresse ? Sans la moindre hésitation, je le savais. Et pourtant, alors que mon regard errait sur les poutres poussiéreuses éraflant le tissu que la nuit étirait dans ma cellule de fortune, je savais aussi qu’à l’aube je jurerai l’inverse et que mon repentir égalerait celui d’une mauvaise fille à son mari cornu.
Je pensais que mon père approuverait. Il m’avait tant seriné que je n’avais pas à avoir honte de mon statut, de ma condition. Il avait toujours du respect pour la Dame et pour Amaryde, paraissait même que je lui devrais d’être sorti vivant du ventre de Mère. Oui, j’ai levé la main sur elle. Oui, c’est une fille. Mais je n’avais pas l’impression d’agir plus en lâche que lorsqu’elle et Esrada nous tendaient des pièges pendards aux heures de service. Combien de fois ai-je reçu des coups qui leur étaient destinés ! Combien de seaux renversés par leur faute et de chausses crottées ! Combien de nuits identiques à celle-ci, à prier pour une miche, gémir pour un peu d’eau ?
Quelque sympathie particulière qu’ait Esrada pour cette peste, elle n’en reste pas moins du même rang que moi. Si j’endure sans broncher ni rougir les remontrances de mon maître tout comme les corrections de mon père, puisse l’aversion que j’ai pour elle lui rappeler quel cul de basse-fosse est le sien, aussi mignon soit-il ! J’ai eu tort de faire justice moi-même, mais la Dame saura lui rappeler quelle place et la sienne, et que le gibet récompense les pies voleuses. J’ai aperçu l’éclat de l’or à son cou et cela me suffit. Qu’elle ose arborer sur un simple cordon de cuir le fruit de son larcin défie l’entendement, mais sa vanité la perdra, je le jure. Même Esrada saura. Je rêve, de l’indignation incendiant son regard de jade, de la rage déformant ses lèvres élégantes pour bannir à jamais son odieuse camériste. Hélas, j’ai peur que le procès ne s’éternise et que la jeune maîtresse ne parte avant sa fin.
Micia Quel bruit font les larmes qui meurent à leur naissance, embuant le tissu d’auréoles humides ? Aucun je l’espère. Je ne voudrais pas faire de peine à Mère. Je pensais pouvoir la sauver. J’avais vérifié trois fois les étiquettes aux écritures hésitantes, cueillies les racines qui chassent la fièvre et décapitées les fleurs qui taisent les maux des femmes à chaque lune nouvelle. J’imaginais revoir Esrada, souriante, rutilante dans son habit de noces, parée telle une princesse attendant son amant. J’ai tellement honte. Cela devait marcher. Je n’ai pas failli, mère.
Je quêtais ta gratitude, Esrada. Je désirais que tu emportes de moi, dans ta nouvelle demeure, le souvenir de ta petite sœur chérie. Je voulais que, plus tard, lorsque tu ferais tournoyer dans les airs le fruit de ton union, l’innocence d’un sourire te rappelle ce que nous avions partagé. Ne m’abandonne pas aux limbes du passé. Je ne veux pas être un souvenir parmi d’autres. J’ai toujours ta bague, tu sais, mais que garderas-tu de moi, qui n’ai rien à t’offrir ?
Le blâme est mérité. L’exil me tend les bras. J’aspire au départ, et le murmure des ragots s’agite dans mon sillage. L’heure est proche. Félicitations, grande sœur. Tu seras une épouse remarquable, je n’en doute pas. Et dans l’ombre des bois, si la fortune me sourit, je saluerai ton départ vers ton nouveau foyer. Au moins ne verras-tu pas les larmes noyer mes yeux.
Esrada Traîtres. Je vous hais. Vous n’aviez pas le droit. J’ai confessé mon désarroi, vous vous êtes joués de moi. Je ne veux pas me marier, je ne veux pas d’enfants, je ne veux pas voir sa main dans la mienne. Ni émotion, ni caprice dans ma résolution. Vous ne me sauverez pas. C’est un coup en plein cœur que vous m’avez portez, alors ne vous étonnez plus si mes membres vacillent.
Micia, pardonne-moi, puisses-tu me pardonner. La potion que tu m’as fait porter a abreuvé les plantes. Et pourtant je ne puis lâcher la coupe. Je la cache précieusement, comme le seul souvenir qu’il me reste de toi. Je ne pensais pas aux conséquences. J’étais furieuse, je le suis toujours. Je ne voulais pas guérir. Il m’a possédé, que lui faut-il ma main ? J’ai décidé de mon sort, a-t-il dit en riant, lorsqu’il m’a prise à ta place, ignorant mon rang, alors qu’il te lorgnait sur le chemin de terre qui conduit au village, nous prenant toutes deux pour deux pauvres bougresses. Je n’aurais pas dû te suivre et pourtant, je n’arrive pas à regretter cela. Pardonne-moi, Micia, j’ai pour toi le respect que je n’aurais jamais pour lui. Voilà l’homme, le scélérat, la bête que j’épouse. J’aurais affronté l’opprobre et accepté le moins reluisant des chevaliers de Mère s’il le fallait, mais voici qu’il est bien né, et Mère ne veut pas vendre au rabais une enfant déflorée. Mon cœur saigne, et saigne d’autant plus que je ne te reverrai pas.
J’ai peur pour toi, et pour toi je serais forte. Si l’exil est ton lot qu’importe, j’exigerai de mon époux qu’il t’engage à notre cour bien que ce « nous » me coûte car il ne t’inclue pas. Je vivrai pour toi, Micia, car il me plaît de savoir que sans moi tu ne survivras pas. Je te préserverai de lui. Nous serons réunies, s’il te plaît de partager ma tour d’ivoire. Mais je t’en prie, je ne veux plus voir l’émerveillement étoiler tes yeux naïfs. Ce n’est pas un beau mariage, Micia.
Je serai forte. Mes doigts se resserrent sur le bol apporté il y a peu. Celui-là me sauvera, m’a-t-on dit. Je m’en veux. Je sais que tu aurais fait aussi bien que ta vieille mère. Je ne voulais pas te faire de mal. J’étais sotte, je pensais ma vie sans valeur alors qu’elle se monnayait dans mon dos. Mes doigts tremblent sur la coupe. Le bol est trop grand, la mixture fluide mais sirupeuse, et je renonce à en transvaser plus que l’équivalent de quelques cuillérées. Je repose ou laisse choir, tant mes gestes sont gourds, le bol à mon chevet. Je serai forte, Micia. Et je leur dirai, que c’est à ta coupe que j’ai bu. Je leur dirai… Mais c’est si étrange, ce goût de miel.
Il y a aussi eu le concours des Ecrivain en Herbe, gagné par forfait par Pouet. Voici son texte : Le Collier Maudit Les grandes rues deLondres étaient complètement désertes en cet été de l’an 2120. Il n’yavait pas une once de vent, et la chaleur était accablante. La caniculeavait commencé dès le mois de Mai, fanant les plus belles pelouses,sans que jamais la pluie ne vienne redonner vie à la végétation. Quantaux habitants de la capitale, ils restaient cloisonnés chez eux,confortablement installés devant leur poste de télévision, en maillotde bain, un ventilateur pour les rafraîchir.
Cependant, dansla torpeur de la ville, une silhouette noire se dessina au coin d’unerue. Elle portait une cape noire, et sa tête était recouverte par uncapuchon tout aussi sombre. Elle marchait d’un pas vif et sûr,s’engageant dans des ruelles de plus en plus petites, de plus en plussombres. Enfin, elle déboucha sur une grande avenue, déserte elleaussi. Elle observa les environs, puis, discrètement, entra dans untout petit pub miteux, dont l’enseigne indiquait : « Au Chaudron Baveur». Aussitôt entrée, la silhouette retira son capuchon noir, révélantune grande cascade de cheveux roux, surplombant un visage jeune et fin,d’une pâleur extrême. Elle avait des yeux d’un noir profond etterrible, inspirant la peur aux autres.
-Ah ! Bonjour, Irina ! S’écria un petit homme chauve, accourant vers la femme qui venait d’entrer. -Bonjour, Balthazar, répondit-elle froidement. -Je vous sers quelque chose ? -Non, ça ira. Retourne donc astiquer tes verres, tu seras gentil.
Balthazarretourna à petit pas vers son comptoir, la mine basse, un peutremblant. Irina put observer à loisir le pub : il y avait très peu demonde, seuls deux hommes lisaient paisiblement le journal, et unepetite femme rondelette s’amusait avec sa cuiller à café. La jeunefemme s’approcha de l’un des deux hommes plongé dans sa lecture.
-Donne-moi ton journal, dit-elle d’une voix lourde de menaces.
L’autre leva la tête.
-Pardon ? Je vous prierais d’être un peu plus p…
Irinadégaina sa baguette magique avec une rapidité surprenante, et la pointaentre les deux yeux de l’homme qui déglutit avec difficulté.
-Donne-moi ton journal, répéta Irina en appuyant lourdement chacun de ses mots. -Qu’allez-vous faire pour un pauvre journal ? Laissez-moi au moins terminer ! Parvint-il à articuler malgré la peur. -Endoloris ! Hurla Irina.
Aussitôt,l’homme fut agité de spasmes, criant de toutes ses forces, appelant àl’aide. Personne dans la salle n’osa bouger. Un sourire sadiquedéformait le visage de la jeune femme qui se saisit du journal,laissant l’homme gémir sur le sol.
-Merci… Murmura-t-elle.
Puiselle s’installa dans un coin et ouvrit le journal. Elle parcourut lesarticles du regard, observant les visages qui souriaient sur lesphotos. Soudain, après une dizaine de minutes seulement d’attente, laporte du bar s’ouvrit de nouveau, et une autre jeune femme entra. Cettefois, Balthazar n’alla pas l’accueillir, et préféra rester au comptoir.La nouvelle arrivante avait des cheveux noirs laissés libres, tombantjusqu’à ses pieds. Ses yeux étaient aussi sombres que ceux d’Irina, etses lèvres étaient soulignées de noir, contrastant avec sa peau trèsblanche.
-Tu sais te faire attendre, Miranda. J’ai perdu patience, dit Irina à l’autre en guise de salut. -Jevois ça, répondit simplement la dénommée Miranda en voyant le pauvrehomme encore par terre, laissant échapper quelques gémissements detemps en temps. -Allons-y, il n’y a pas de temps à perdre, poursuivit Irina.
Toutesdeux allèrent vers le fond de la boutique. Elles arrivèrent devant unmur de briques rouges : là, Irina sortit de nouveau sa baguette, ettapota avec l’extrémité le mur, qui se mit à trembler puis à s’ouvrir,menant à une grande rue pavée bordée d’échoppes telles que Fleury etBott, la librairie, ou encore la ménagerie magique. Les deux femmespassèrent devant sans même les voir, d’un pas rapide et décidé, sans unmot. Elles arrivèrent vite devant une énorme bâtisse blanche : lafameuse banque de Gringott.
-Le coffre n°324, n’oublie pas. C’est le collier qu’il nous faut, dit Irina. -Y’a intérêt à ce que ça en vaille la peine, soupira Miranda. Tu pourrais bien me dire combien il vaut… -Cecollier confère à celui qui le porte un pouvoir infini. Cependant, iln’est jamais utilisé car on dit qu’il est maudit. Personnellement, jen’y crois pas. Ensemble, nous allons le prendre et nous allonsatteindre un pouvoir tel que personne n’en a jamais vu…
Mirandaresta silencieuse. Irina était son amie depuis la tendre enfance,c’était elle qui lui avait tout appris, elle l’avait recueillie etaidée, et en échange, Miranda la suivait dans toutes ses entreprises.Mais, cette fois-ci, elle n’était plus si sûre des bonnes intentions deson amie.
-Dis… tu es sûre que c’est bien autorisé, ce que nous allons faire ? Demanda-t-elle alors.
Irina se tourna vers elle, la toisant du regard.
-Tu doutes de moi ? -Je… Non, bien sûr. Excuse moi.
Les deux femmes entrèrent dans la banque. Ils trouvèrent au comptoir du fond un vieux gobelin qui les regarda, méfiant.
-Bonjour, mesdemoiselles. Puis-je vous aider ? demanda-t-il d’un ton mielleux. -Je viens retirer des sous, dit simplement Irina en tendant sa clé dorée. Coffre 312. -Dagorg ! Appela le gobelin.
Aussitôt,une autre petite créature apparut, et fit signe à Irina et Miranda dele suivre. Ils arrivèrent devant la petite plate forme qui se mit enbranle lorsqu’ils montèrent dessus. Le voyage dans les souterrains dela banque dura longtemps, le froid traversant le corps des jeunesfemmes à mesure qu’ils descendaient. Irina regarda Miranda, qui hochala tête. Alors la jeune femme rousse sortit sa baguette et murmura :
-Silencio !
Aussitôt, le gobelin ouvrit la bouche, prêt à crier. Mais aucun son ne sortit. Apeuré, il se mit à s’agiter dans tous les sens.
-Petrificus Totalus !
Dagorg s’immobilisa. Irina s’approcha tout près de lui, et lui dit :
-Chambre 324.
Puiselle le libéra du sortilège. Le gobelin, tremblant comme une feuille,les arrêta devant le coffre 324, et leur ouvrit la porte…
Dedans, il y avait des dizaines de sacs empilés, avec, au milieu, une colonne sur laquelle était posé le fameux collier…
Irinaet Miranda s’approchèrent lentement de l’objet. Irina le prit dans lesmains, et le souleva, en signe de victoire. Miranda se sentit quelquepeu rassurée. Mais ce répit fut de courte durée : en effet, ellesentendirent la plate-forme se remettre en route, et faire demi-tour…
-Miranda, imbécile ! Pourquoi ne l’as-tu pas surveillé ! -Mais, Irina ! -Il n’y a pas de « mais » !
Sans hésiter, Irina passa le collier autour de son cou. Un sourire se dessina lentement sur son visage.
-Ça y est ! Je sens que le pouvoir vient ! Je vais devenir toute-puissante !
Elleéclata d’un rire diabolique, d’un rire que Miranda ne lui connaissaitpas. Puis, elle se mit à léviter au-dessus du sol, et à sortir envolant du coffre.
-Tu ne m’es plus d’aucune utilité à présent,je vois donc dans l’obligation de t’abandonner là… Tu pourras expliqueraux gobelins ce que tu as fait ! S’ils t’en laissent le temps, biensûr…
Et elle sortit dans le tunnel noir. Miranda, bien que déboussolée, sortit sa baguette magique.
-Stupéfix !
Aussitôt, Irina tomba au sol. Miranda s’approcha du corps, de grosses larmes coulant de ses yeux noirs.
-Tu m’as trahie ! Je te jure, tu vas me le payer ! Tu avais tout prévu ! Endoloris !
Irina, les yeux révulsés, se tordit de douleur.
-Tum’as fait accomplir les pires actes ! Tu m’as fait devenir malhonnête !J’aurais préféré continuer de vivre dans ma poubelle ! Avada Kedavra !
Le jet de lumière verte atteignit Irina. Son cœur ne battait plus…
Mirandan’eut pas le temps de se remettre de ses émotions : déjà, elle entenditun bruit monstrueux se rapprocher : elle n’hésita plus. Elle prit lecollier d’autour du coup de son ancienne amie, et l’enfila à son tour :elle ressentit aussitôt comme une chaleur dans tout son corps. Et ellese mit à léviter…
Miranda s’envola dans le tunnel de Gringott,à une vitesse vertigineuse. Elle parvint à s’enfuit de la banque, etarriva devant un lac. Là, elle se posa, prit le collier, et le lançadans l’eau.
-Adieu, Irina…
Le collier disparut dans les eaux sombres. |
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