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 RP de Zombies

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Père Castor
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MessageSujet: RP de Zombies   Ven 22 Jan - 23:35

Sujet : La ville est contaminé par une virus qui transforme les gens en zombis !
Participants : - Père Castor
- Coolangel533

Voilà, je commence :
Alex marchait prudemment dans la rue, attentif au paysage qui l'entourait. Des voitures, certaines encore fumantes et d'autres ne ressemblant plus qu'à de vieilles carcasses brûlées, gisaient ça et là sur le sol, abandonnées depuis longtemps par leur propriétaire. Tout était silencieux dans cette ville autrefois fort achalandée par les passants et les automobiles. C'était comme si tous avaient quittés les lieux en même temps, sans laisser plus de traces que des objets de toutes sortes traînant au milieu de la rue. N'ayant plus personne pour les ramasser, les déchets s'empilaient sur les trottoirs où les rats venaient les déguster avec un appétit féroce. Alex enjamba un cadavre à moitié dévoré et poursuivit sa route. Le décor, autrefois magnifique et remplis de vie, n'était plus que ruines et désolation. On aurait pu croire que la Vie avait quitté les lieux, laissant la Mort faire sien ce territoire. Mais elle n'avait pas cru qu'un jeune homme résisterait à son carnage. Celui-ci qui, justement, tournait un autre coin de rue, tout aussi désert que les précédents, à la recherche d'un quelconque semblant de nourriture pour son ventre qui criait famine depuis plusieurs jours déjà. Après quelques laborieuses recherches, il trouva finalement ce qu'il cherchait : la poubelle, encore intacte, d'un ancien restaurant. Apparemment, les rats et autres bestioles qui eurent tôt fait de remplacer les habitants de la ville une fois que ceux-ci se furent enfui, n'avaient pas encore découvert ce garde-manger. Bien que l'odeur et l'aspect quelque peu gâtée des restes de nourriture ne soit guère ragoutant, le pauvre affamé qu'il était se jeta sans hésitation sur un morceau de pain rassis et un bout ce qui semblait être un burger. Il se força à avaler son infect repas, espérant ne pas attraper une quelconque maladie pour avoir mangé ce qu'il savait être de la nourriture périmée. Mais quand on meurt de faim, on se contente de ce que l'on a sous la main ! Quelques instants plus tard, alors qu'Alex tentait toujours d'avaler ces aliments, plus répugnants à chaque bouchée, un grognement sourd attira son attention. Alerte, le jeune homme releva la tête et observa autour de lui. Il ne voyait rien, mais il savait bien qu'il n'avait pas rêvé. L'odeur putride de corps en décomposition, qu'il savait dès à présent reconnaître pour l'avoir sentis de nombreuses fois, qui apparut ensuite lui confirma son inquiétude. Il aperçut bientôt une silhouette humaine, qui avançait vers lui avec difficulté. Mais Alex n'était pas dupe, il savait que cette "chose" n'avait rien à avoir avec lui. Ce n'était pas un homme, ce n'était plus qu'une coquille sans vie, à moitié dévorée par ses semblables et avide de chaire fraîche. Ce qui se tenait devant lui, et qui s'approchait avec lenteur, n'était autre qu'un de ces contaminés. Alex se releva en vitesse et dégaina son pistolet. La créature semblait l'avoir aperçut, elle aussi, car elle accéléra l'allure. Elle poussa un grognement, bientôt suivit par d'autres; ils faisaient écho au premier. D'autres silhouettes apparurent, d'abord deux, puis trois, et enfin, des dizaines. Elles arrivaient de partout ! Le jeune homme visa le premier contaminé et tira. Sa tête explosa en une gerbe de sang qui éclaboussa ses compagnons, qui ne semblaient pas s'en soucier. Certains s'étaient même déjà jeté sur leur camarade et se disputaient des lambeaux de chair fraîchement arrachés. Ils ne pensaient qu'à manger ! Et ils n'étaient jamais rassasiés... Alex continua à tirer, tuant zombie après zombie. Ils s'écroulaient au sol les uns après les autres, devenant à leur tour le repas de leurs congénères. Mais plus il en tuait, plus il en arrivait d'autres, attirés par les coups de feu répétés et par les grognements que poussaient les contaminés. L'homme fut vite encerclé et bientôt, il tira sa dernière balle. Cette fois, c'était la fin pour lui. Il avait réussis à résister pendant plusieurs semaines, il s'était battu courageusement contre cette meute de monstres qui ne cessaient de grandir chaque jour. Mais il devait bien se rendre à l'évidence : un seul homme ne pouvait venir à bout de toute une armée de ces créatures. Au moins avait-il combattu jusqu'à la dernière seconde de sa vie. Alex attrapa la croix qui pendait à son cou et ferma les yeux, récitant une ultime prière au Dieu qui l'avait toujours protégé jusqu'à maintenant. Aujourd'hui, il ne pouvait rien faire de plus que de l'accepter dans son Paradis. Alex fut renversé au sol et une dizaine de contaminés se jetèrent sur lui, commençant à lui arracher des lambeaux de chair.
Comment tout cela avait-il pu finir ainsi ? Qu'est-ce qui avait bien pu mal tourner dans les expériences pour qu'un tel carnage se soit produit ? Des images ressurgirent soudainement dans la tête d'Alex. Des brides de sa mémoire, qu'il tentait de refouler depuis longtemps. Mais cette fois, il les accepta, les laissant prendre pleinement le contrôle de sa pensée.

Un petit garçon aux cheveux noirs comme le jais, d'une dizaine d'années, marchait tranquillement derrière un homme de grande taille, aux cheveux bruns foncés.
- Où m'emmènes-tu, papa ?
- C'est une surprise ! Je suis sûr que tu vas adorer.
Le visage rayonnant, il suivit son père jusqu'au sous-sol de la maison, dans une pièce qui lui servait de laboratoire. C'était un scientifique qui, après avoir démissionné de son travail, s'était construit un atelier pour continuer ses recherches. Jamais auparavant il n'avait voulu laissé son fils y entrer. Le gamin était donc très excité. Il s'imaginait déjà des tables remplis d'éprouvettes au contenu plus étranges les unes que les autres, avec des piles de papiers incompréhensibles pour un petit cerveau comme lui. Son père était un génie ! Comment un petit garçon de dix ans comme lui pourrait comprendre quoi que se soit à ses recherches ? L'homme se tourna vers lui, une étrange lueur dans le regard.
- Voilà, Alex. Aujourd'hui, tu vas enfin découvrir ce qui se cache derrière cette porte. Je te demanderai toutefois de ne toucher à aucun des objets qui se trouvent derrière cette porte.

- D’accord papa.
Il aurait promis n’importe quoi du moment qu’il puisse voir ce qui se trouvait dans son laboratoire ! Son père, visiblement satisfait, glissa la clef dans la serrure et ouvrit la porte. Il enclacha l’interrupteur et une lumière éclaira la pièce. Alex entra timidement dans l’atelier. Il ouvrit de grands yeux ébahit en voyant tout ce qu’il s’y trouvait ! Il s’était imaginé bien des choses, mais cela dépassait tout ce qu’il pu concevoir ! Les tables blanches étaient nombreuses et se trouvaient dessus des éprouvettes et autres récipients contenant des liquides ou des poudres de toutes les sortes et de toutes les couleurs. Certaines étaient vides, bien qu’elles affichassent aussi une étiquette avec quelques mots gribouillés dessus. Un tableau noir occupait un coin de la pièce, remplis de formules trop complexes pour que le petit garçon qu’il était puisse en déchiffrer la nature. Mais peu l’importait. Il avait enfin pu visiter le fameux laboratoire de son père !
- Alors, comment trouves-tu mon labo ? Plutôt impressionnant, non ?
- C’est génial, papa ! Mais à quoi ça sert, tous ces trucs ?
- Attends, je vais te montrer.
Il se dirigea vers une table et y déposa délicatement son fils. Il lui demanda de se coucher, ce que le garçon fit immédiatement. Son père attacha des sangles, fixées sur la table, à ses bras et ses jambes. Le gamin ne trouvait pas le jeu très amusant, mais ne disait rien, de peur qu’on le renvoi tout de suite du laboratoire qu’il ne puisse plus y retourner. Le scientifique disparut derrière une de ses nombreuses tables avant de réapparaître, quelques instants plus tard, une seringue à la main.
- C’est pour quoi faire ? demanda timidement le petit garçon.
- Ne t’inquiète pas, Alex. Ça ne prendra que quelques secondes et ça ne fera pas mal.
- Je veux m’en aller !
- Chut mon petit, reste bien calme.
Il détacha le bras droit de son fils et planta la seringue dans une de ses veines. Alex poussa un hurlement où se mêlait douleur et peur. Devant le regard menaçant de son père, il retint le deuxième, lorsque celui-ci arracha violemment l’aiguille de sa peau. Quelques gouttes de sang coulèrent, puis plus rien. Alex fut détaché et ramené dans sa chambre. Après avoir promis de ne parler de cet évènement à personne, cependant.

Une autre image refit surface. C’était le même garçon aux cheveux sombres, mais celui-ci avait vieillis. Âgé à présent d’une douzaine d’années, il était couché sur une table immaculée, cheville et poignet attachés. Ses entraves l’empêchaient de bouger, mais pas de crier. Pourtant, aucun son ne sortait de sa bouche. Il avait depuis longtemps compris que cela ne servait à rien. Un homme s’approcha de lui, une seringue à la main. Tout se déroula exactement comme d’habitude : on détacha son bras droit, planta la seringue dans une veine et la retira quelques secondes plus tard. Pas comme ses gentilles dames qui donnaient les vaccins dans les écoles, cette homme n’avait aucune délicatesse.
- C’est terminé, papa ? osa demander l’adolescent.
- Pas encore. Cette fois, nous feront quelques tests supplémentaires.
Une lueur de peur traversa son regard, impuissant face à ce qui lui arrivait. Depuis deux ans déjà, c’était la même chose. Chaque semaine, quand sa mère quittait la maison pour aller à son club de lecture, son père l’emmenait dans ce laboratoire, ce même laboratoire qu’il rêvait de visiter plus jeune et qui lui faisait vivre les pires cauchemars aujourd’hui, pour subir sa piqure hebdomadaire. Alex ignorait ce qu’on lui injectait, mais il se doutait bien que ce n’était pas un de ces vaccins pour le protéger des maladies. Bien que peu enclin à la religion, il se surprit à prier Dieu que tout cela cesse enfin. Son père revenait avec d’étranges outils lorsque la porte d’entrée s’ouvrit. La voix de sa mère se fit entendre et, bien qu'il n’aperçut pas sa tête passer à travers l’entrebâillement de la porte, il devina qu’elle avait rejoint le labo, se doutant que son mari s’y trouvait pour travailler sur ses recherches.
- Chéri, c’est moi ! La réunion du club a été annulée finalement, alors je suis rentrée plus tôt. Qu’est-ce que tu fabri… ALEX !
Ses yeux s’agrandirent lorsqu’elle l’aperçut, et elle laissa tomber son sac à main sur le sol. Elle se précipita vers son fils pour le détacher.
- Qui t’as fais ça, mon cœur ? C’est donc de là que venais ces cicatrices à tes poignets…
Lorsque son bras fut libre, Alex pointait timidement son doigt sur quelque chose – ou plutôt quelqu’un – derrière elle. Elle se retourna et aperçut son mari.
- C’est toi qui lui as fait tout ça ? Mais pourquoi ? Pourquoi faire ça à ton propre fils ?
- Alex, file dans ta chambre. Ta mère et moi devons discuter en privée.
- Mais…
- Écoute ce que te dis ton père, mon chéri, l’interrompit sa mère. Je viendrais te border plus tard.
Le garçon obéit. Il ne put entendre la suite de la conversation, sauf quelques brides où sa mère criait à plusieurs reprises « Comment as-tu osé ? ». Mais l’intervention de sa mère avait porté ses fruits : plus jamais il ne dut subir à nouveau ses tortures. Il en fut soulagé, jusqu’à ce qu’il remarque les cicatrices que sa mère tentait tant bien que mal de camoufler sous des bracelets. Dieu avait écouté sa prière, il avait envoyé quelqu’un pour le délivrer de ses tests qu’il subissait depuis deux ans, mais jamais il n’aurait cru que son sauveur, nul autre que sa propre mère, deviendrait à sa place le cobaye d’expériences encore plus atroces…

Puis ce fut le tour d’une autre bride de souvenir, plus court celui-ci. On y voyait le scientifique entrer dans sa maison, sourire aux lèvres. Il appela son épouse et ses deux enfants, et leur annonça la bonne nouvelle : il avait finalement trouvé un travail. La femme le serra dans ses bras, enthousiaste pour une raison que seul Alex pouvait deviner : il ne serait pas à la maison, à l’attendre patiemment dans son labo pour lui faire subir d’autres tests, lorsqu’elle rentrerait de sa journée de labeur. La fillette se plaignit seulement de ne plus pouvoir passer autant de temps avec son père alors que l’adolescent, lui, se contenta d’un bref « félicitation » qui sonnait faux avant de retourner dans sa chambre.

Il fut aussitôt remplacé par une autre image. On y revoyait toute la famille, accompagnée cette fois d’une dame inconnue. Des valises encombraient l’entrée de la maison, mais personne ne s’en souciait. Veste sur le dos, le père et la mère serraient leur petite fille dans leurs bras.

- Tu vas terriblement manquer à papa, tu sais ? Quand je reviendrai, nous irons chez le marchand de glace et je t’achèterai un cornet à deux boules !
La fillette se contenta de sourire, les sanglots l’empêchant de parler. Puis il déposa sa fille et se tourna vers son fils. Une main sur son épaule, il déclara :
- Pendant mon absence, tu veilleras sur ta petite sœur. Je compte sur toi, tu es l’homme de la maison.
- Au revoir mon cœur, ajouta sa mère.
- Ne vous inquiétez pas, je vais bien m’occuper d’eux, déclara la dame.
Les parents l’avaient engagée comme nounou pendant leur absence. Ils quittaient la ville pour deux mois pour le travail. Enfin, c’est ce qu’ils avaient dit à la gardienne. Mais Alex savait très bien que son père voulait simplement s’assurer que personne ne viendrait le déranger durant ses expériences. Il s’était sûrement trouvé un autre laboratoire, caché quelque part, et emmenait sa mère avec lui pour lui faire subir d’autres tests horribles. Mais que pouvait-il bien faire ? Il n’était âgé que de quinze ans. Personne ne croyait ce que racontaient les adolescents. Il ne pouvait que se taire, et prier Dieu pour que celui-ci réalise une fois de plus son vœu.

Dans le souvenir suivant, on voyait un adolescent aux cheveux noirs, assis sur un lit dans une chambre visiblement de garçon, avec une petite fille de sept ans. Ils se serraient dans leurs bras, effrayés. La fillette retenait à grande peine ses larmes alors que son grand frère tentait de la rassurer.
- Tout va bien aller. L’armée va arriver et ils vont chasser les méchants très loin d’ici. Dans peu de temps, nous pourrons sortir de la maison.
- Tu es sûr ?
- Évidemment !
Mais les jours passèrent, et aucun secours n’arriva. Alex écoutait la radio tous les jours, mais on n’y annonçait que de mauvaises nouvelles : les personnes contaminées par le virus, créé par la compagnie où travaillait son père, ne cessaient de croître. Bientôt, l’adolescent du renoncer à écouter les nouvelles, qui ne faisaient qu’accroître l’inquiétude de sa petite sœur. Les vivres commencèrent à manquer. Leur gardienne s’était depuis longtemps enfuie, les abandonnant à leur triste sort. Il était risqué de quitter la maison, mais ils devaient bien manger. Après deux jours sans nourriture, Alex se décida à aller en chercher. Les magasins ne pouvaient pas être tous fermés, après tout. Et s’il le fallait, il irait jusqu’à l’extérieur de la ville si ça lui permettait d’éviter que sa petite sœur ne meure de faim. Il se prépara donc à partir, emportant avec lui un sac contenant quelques objets utiles : un pistolet – dont il espérait sincèrement ne pas avoir à s’en servir – quelques bandages et une bouteille d’eau. Sans oublier sa croix ! Il était devenu très croyant depuis le début de tous ces évènements, et il n’allait nulle part sans elle. Il ne s’apporta aucune nourriture, laissant le peu qu’il restait à Sophia au cas où il ne reviendrait pas…
- S’il-te-plais, ne pars pas ! Je ne veux pas rester toute seule…
- Ne t’inquiète pas, je reviens très bientôt. Je vais seulement chercher de quoi manger. Il ne m’arrivera rien !
- Tu me le promets ?
- Je te le promets ! Toi, tu restes ici et tu n’ouvres la porte à personne ! Surtout, reste dans la maison.
Alex déposa un bref baisé sur son front avant de s’aventurer à l’extérieur de la maison.
Au début, il ne remarqua rien de suspect. Apparemment, les contaminés ne s’étaient pas rendu jusque dans cette banlieue tranquille. Mais lorsqu’il arriva aux abords de la ville, il eut du mal à en croire ses yeux. Le paysage qui l’entourait ne ressemblait en rien à celui qu’il avait toujours connu. Les portes des boutiques étaient défoncées, les vitrines brisées. Des corps à moitié dévoré gisaient ça et là sur le sol, entre les carcasses de vieilles voitures. Certains magasins étaient en plus mauvais état que d’autres, le contenu de leurs rayons éparpillés sur le sol. Il n’y avait pas âme qui vive à des lieux à la ronde. Les secours promis n’étaient jamais arrivés, ou pire encore, ils avaient connus le même sort que les habitants de la ville. Si c’était le cas, alors personne ne pourrait plus les sauver désormais. Alex s’engagea avec prudence dans la rue. Il tenait son sac d’une main, l’autre sur le pistolet. Il parcourut ainsi toute la ville sans rien trouver. Il n’aperçut aucun contaminé, ce qui ne fut pas pour le déplaire. Par contre, il ne trouva pas plus de vivres. Il retourna donc chez lui, bredouille. Sa seule chance de survie : faire comme tous les autres et quitter la ville avec sa petite sœur, espérant ne pas se faire rattraper par une de ces créatures. Mais ses plans changèrent lorsqu’il arriva chez lui. Alex eut tôt fait de comprendre pourquoi il n’avait vu aucun contaminé : ils avaient tous rejoint la banlieue ! Les vitres des maisons étaient toutes cassées, du verre partout dans le gazon et sur la route. On pouvait entendre d’horribles grognements venant des demeures environnantes. L’adolescent accéléra l’allure, soudainement inquiet pour sa sœur cadette. Et avec raison… Sa maison, vue de l’extérieur, était elle aussi en mauvaise état, mais l’intérieur, en revanche, était complètement dévasté. C’était sans compter les contaminés qui continuaient à tout détruire sur leur passage. Il était figé sur place, incapable de réagir. Il avait toujours son arme, mais il était incapable de la diriger vers les créatures et de tirer. La terreur le figeait sur place. Soudainement, un cri déchira le silence. Les contaminés relevèrent la tête et poussèrent des grognements affamés avant de se diriger en toute hâte vers l’étage. Sophia se trouvait là-haut, dans sa chambre ! C’était elle qui avait crié ! Alex reprit le contrôle de son corps et s’engagea à son tour dans l’escalier. Il ne put se rendre dans la pièce, l’entrée bloquée par les zombies. Sa sœur poussa un nouveau cri où se mêlait cette fois en plus de la peur, la douleur. S’il ne réagissait pas maintenant, Sophia allait se faire dévorer vivante ! Sans réfléchir, l’adolescent releva son arme, ferma les yeux, et tira. Plusieurs fois. Les grognements cessèrent peu à peu, comme les hurlements de sa sœur. Lorsque tout redevint silencieux, il se risqua à ouvrir les yeux. Le spectacle qu’il vit lui glaça le sang. Cinq contaminés gisaient sur le sol, la tête explosée par les balles de son pistolet. Deux autres étaient allongés sur Sophia, des lambeaux de chair pendant de leur gueule. Alex n’osait pas regarder, sachant très bien ce qu’il verrait. Il risqua finalement un bref coup d’œil et aperçut ce qu’il redoutait le plus : le corps de sa petite sœur, ensanglantée, la peau manquant à plusieurs endroits. Des larmes où se mêlaient à la fois la tristesse, la rage et enfin la culpabilité se mirent à couler sur ses joues. Il était effondré, il venait de perdre sa sœur. Il l’avait vu se faire dévorer sous ses yeux et n’avait rien pu faire pour l’aider. Il s’en voulait plus que jamais. Et il était en colère, en colère contre ces monstres qui lui avait ravis la seule personne qui comptait à ses yeux, sa mère sûrement morte depuis longtemps. Il en voulait aussi terriblement au responsable de tout ce désastre : son père. C’était lui qui avait créé ce virus, il en était certain. Depuis toujours, il avait mené des expériences en cachette, et avait expérimenté le fruit de ses recherches sur sa femme et son fils. Peut-être était-ce ce qu’il cherchait ? Détruire toute la ville, le pays, ou même le monde entier ? Personne ne pourrait l’arrêter… Sauf Alex. Jamais, tant qu’il sera en vie, il ne laissera son père continuer ses horribles expériences. Il ne voulait pas voir quelqu’un d’autre dévoré vivant sous ses yeux. C’était trop
horrible. Il ne voulait pas non plus finir comme sa petite sœur et tous les habitants de la ville. Dès ce jour, il se jura de traquer ce scientifique fou qu’était son père et de l’arrêter avant que la situation ne dégénère davantage.


Et voilà qu’il échouait. Les images s’étaient lentement retirées de ses pensées, le ramenant à la réalité avec un horrible goût de culpabilité et de rage sur la langue. Il s’en voulait toujours pour Sophia, mais aussi pour tout ceux qui continueront à souffrir par la faute de son père, et par la sienne aussi, car il n’aura pas réussis la mission qu’il s’était confié. Mais c’était trop pour un seul homme, que Dieu en soit témoin. Il avait donné sa vie pour sauver les gens des plans de son aliéné de père. Maintenant, il ne pouvait plus rien faire. Il ferma les yeux, sa croix toujours dans sa main, et termina sa prière à Dieu. Les zombis étaient déjà sur lui. Il ne put retenir un hurlement de douleur lorsqu’on lui arracha le premier lambeau de chair. C’était donc ça, être dévoré vivant ? Jamais il n’aurait cru que se serait si douloureux ! S’il lui restait une balle, il aurait abrégé ses souffrances lui-même. Peut-être était-ce sa punition pour avoir échoué ? Alors, qu’il l’accepte. Alex essayait vainement de retenir ses cris, mais à chaque morsure, à chaque partie de son corps arraché et goulûment avalé par les créatures, il hurlait. Ses plaies étaient nombreuses, bien que peu profondes, mais suffisantes pour le faire saigner. Son cerveau tentait de le faire sombrer dans l’inconscience, afin de mourir paisiblement, en oubliant la douleur grandissante. Mais il se forçait à rester éveillé, afin d’endurer tout cela, afin de vivre ce qu’a vécu sa sœur. Il croyait sa fin venu, après ce qui lui semblait un millier d'années de torture, lorsqu’un coup de feu retentit. Et le premier contaminé s’écroula au sol, la tête explosée.

[ 2h45 pour faire ce RP, et je vous le jure, il fait exactement 7 pages complètes sur Word xD
Tu regretteras, Coolangel, de m'avoir autorisé aucune limite de lignes (ou plutôt de pages lol) Twisted Evil ]

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La douleur infinie de celui qui reste,
Comme un pâle reflet de l'infini voyage
Qui attend celui qui part.
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Limites sans cesse repoussées
Plaisir infini
Écriture.
Ellana, Pierre Botterro

Plume céleste, c’est nous les cheffes. On va les tenir en laisse !
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MessageSujet: Re: RP de Zombies   Dim 24 Jan - 10:22

La ville, autrefois si prospère, n'avait plus de vivant que quelques survivants, pour la plupart en voie de disparition, une armée de morts-vivants, au nombre des anciens habitants sur leurs talons. Les flammes, les ordures, les corps encombraient les rues, changeant jusque et y compris la configuration de la ville.

Cet enfer avait commencé lorsque dans la ville principale, un simple citoyen s'en était pris à un marchand, lui infligeant une morsure fatale. La police avait tenté d'arrêter le forcené qui, au lieu de capituler, insista en un grognement bestial, près du gémissement, avant de s'en prendre audit policier. À ce moment, les curieux se massaient autour de la scène qui pour plusieurs, tenait du scandale le plus fou. Lorsque enfin, un jeune policier abattu le fou, tout le monde sursauta, partagés entre l'horreur de la situation et la satisfaction de savoir le danger écarté. Soudain, un autre grondement retentit, celui-ci en provenance de derrière la petite foule. Lorsqu'on comprit la provenance du bruit, il était déjà trop tard, la première victime, pourtant déclarée cliniquement morte, s'était relevée et s'en était prise au public à son tour. Ainsi, le premier contaminé se releva, s'attaqua à une autre personne qui tenta de se réfugier auprès du premier policier qui, ayant succombé à la blessure dans ce simple laps de temps, l'attrapa d'une poigne de fer avant de planter ses dents dans la chair tendre du cou de sa victime. La personne poussa un cri déchirant qui fut rapidement étouffé par un gargouillement de sang. Ainsi commença l'horreur. Les gens, bien trop lents à comprendre ne purent pas tous s'enfuir. En fait, il fut ordonné de fermer chaque issue afin d'échapper à une possible épidémie. Malheureusement, quelqu'un s'échappa, le bras ensanglanté, courut jusqu'à un hôpital où on tenta de le soigner. Contre toute attente, la plaie, bien que superficielle, refusait de cicatriser, laissant l'hémorragie continuer jusqu'à la mort du blessé, au bout de son sang. Là encore, les gens furent lents à réagir et cette fois encore, il y eut des contaminés. Ce qu'on ignorait, c'était qu'à force de coups, du poids massif de la centaine de personnes qui se trouvaient alors dans le magasin, les portes, les rideaux de métal avaient cédé, laissant passer un flot, continu mais lent, de morts-vivants à la recherche de chair fraîche. Ceci aidant, les trois quarts de la ville furent bientôt contaminés, ne laissant sur leur passage que mort et désolation.

Toute cette horreur, toutes ces morts, tout cela avait une origine, origine qui venait d'un groupe de scientifiques bien spéciaux. Ces scientifiques, pour la plupart des rejets de la communauté, avaient au départ pour but de créer une substance capable de régénérer des cellules mortes à grande échelle et à grande vitesse. Or, il en était un qui ne voulait pas d'une telle utopie. Lui, ce qu’il voulait, c’était de purifier la terre, d’éliminer les parasites qui détruisaient la beauté de la nature, la terre même. Son but, était de détruire l’humanité. Cependant, cet homme, ce fou ne pouvait pas travailler seul, ses connaissances étant légèrement limitées, il avait besoin de complices. Il forma donc le groupe, s’acoquinant avec des gens du même genre que lui-même ou tout simplement avec des gens plus compétents à qui il mentit pour créer le virus parfait.

Une de ces personnes ayant été dupée, forcée à travailler inconsciemment sur un virus visant à détruire l’humanité survivait encore d’ailleurs. Errant dans la ville dévastée, jetant un regard méprisant sur les cadavres au sol, se contentant d’avancer sans fin à la recherche de survivants. Cela faisait si longtemps qu’elle marchait sans voir le moindre signe de vie qu’elle frôlait le désespoir. Chaque mouvement n’était que zombis cherchant à l’attaquer. Elle connaissait le secret de ces créatures de cauchemar, elle avait contribué à leur existence. Pour elle, il ne s’était agi que d’accélérer le processus de régénérescence cellulaire au point d’en être visible, pour elle, il n’avait nullement été question de virus évolutif. Pourtant, elle se sentait coupable, comme si elle était entièrement responsable de la tragédie dont elle était témoin malgré elle. Elle fut tirée de ses macabres pensées par ce qu’elle nommait le chant des contaminés. En effet, un groupe de zombis s’acharnait sur une jeune homme encore vivant. Malgré le fait qu’il aie déjà été mordu, elle tira, abattant chaque monstre, ne leur laissant comme seul répit le temps de se relever de sur l’inconnu avant de mourir la tête explosée d’une balle. Peu après, elle s’approcha de l’inconnu. Plusieurs blessures recouvraient son corps, ses vêtements étaient déchirés par endroits, là ou les zombis l’avaient mordu. Les plaies, normalement impossibles à guérir de façon conventionnelle, semblaient pourtant bien normales, immunité ?

Le fait est que sitôt sur les lieux, elle demanda :

- Est-ce que ça va ?


La jeune fille affichait une mine inquiète, cependant, le lance-roquettes dans son dos ainsi que le pistolet qu’elle tenait démentaient son air quelque peu angélique. Cette fille avait survécu et avec raison.
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MessageSujet: Re: RP de Zombies   Dim 14 Fév - 13:08

D'autres coups de feu retentirent, et les zombis s'écroulèrent tous un à un. Alex les fixait, tentant de comprendre ce qui venait de se passer. Les créatures qui, à peine quelques secondes plus tôt le dévorait avec appétit, étaient à présent des masses inertes, étendues sur le sol de pierre. Une jeune fille se tenait devant lui, un pistolet à la main. Une autre survivante… Il n’en croyait pas ses yeux ! Des jours qu’il errait, seul, sans voir l’ombre d’un rescapé. Et voilà qu’une blondinette se pointait juste au moment où il avait besoin d’aide. Drôle de coïncidence… Alex baissa les yeux sur ses mains, qui tenaient toujours sa croix. Peut-être était-ce Dieu qui avait envoyé cette jeune fille sur son chemin ? Peut-être avait-il entendu sa prière et avait décidé de lui venir en aide… « Quelle aide !» pensa-t-il amèrement en détaillant sa sauveuse des yeux. Elle était assez grande, mince. De longs cheveux blonds flottaient autour d’elle et elle possédait de très jolis yeux d’un bleu ciel magnifique. Elle semblait tellement fragile qu’on eût cru qu’un seul zombi puisse la terrasser en un rien de temps. Et pourtant, c’était cette même fille qui venait tout juste de pulvériser une dizaine de zombis juste sous ses yeux. Le jeune homme était bouche bée devant cet exploit mais, évidemment, il n’en laissa rien paraître. Il semblait déjà suffisamment faible pour en rajouter. Pour ne pas perdre le peu de fierté qu’il lui restait, Alex attrapa son fusil et tenta de se relever, mais une douleur lancinante dans tout son corps le força à s’allonger de nouveau sur le sol. Il ferma les yeux quelques secondes, tentant d’ignorer la brûlure de ses multiples blessures. « Allez ! Tu ne veux tout de même pas paraître d’un faiblard devant une fille ! » se dit-il pour se donner du courage. Alors, serrant les dents, il se redressa lentement sur ses coudes. Puis à genoux et, enfin, sur ses deux pieds. Il fut soudainement prit de vertige. Il s’adossa au mur afin de ne pas tomber sur le sol. Il gardait les yeux fixés sur l’inconnue, refusant de regarder dans quel état se trouvait son corps. Il pouvait se tenir debout, c’était déjà ça. Mais son étourdissement n’était pas pour le rassurer. Combien de sang avait-il perdu avant qu’on vienne le sauver ? Suffisamment pour qu’il ait la tête qui tourne. Mais il ne s’avoua pas vaincu pour autant. La présence de l’inconnue l’incitait fortement à combattre sa douleur car, s’il aurait été seul, il se serait sûrement recouché sur le sol et aurait tout simplement attendu que la mort vienne le chercher. Non pas qu’il fut un lâche, au contraire, mais il faut bien se rendre à l’évidence : blessé comme il était et sans rien pour se défendre mis à part un pistolet vide, on ne fait pas long feu dans une ville infestée de zombis.
« Est-ce que ça va ? » Alex la fixa, les yeux brillant d’une lueur d’incrédulité. Elle le faisait exprès ou quoi ? Avait-il seulement l’air d’aller bien ? Malgré qu’il n’ait pas jeté un coup d’œil à ses blessures, il les devinait nombreuses et ô combien douloureuses. Mais il ne put se résoudre à avouer qu’il avait mal, bien que cela soit apparent.
- Quelle question ! Évidemment que ça va !
Comme pour prouver ses dires, il s’éloigna du mur. Il n’avait pas fait un pas qu’il s’écroula au sol, en proie à une terrible migraine. Il s’attrapa la tête à deux mains mais les retira aussitôt, sentant un liquide poisseux dans ses paumes. Alex découvrit avec horreur qu’il s’agissait de sang. Son sang. Il se décida enfin à baisser les yeux pour regarder son corps. Alors il prit conscience de la gravité de ses blessures. Ses vêtements étaient déchirés en de multiples endroits et de sa chemise ne restait plus que des lambeaux de tissus. Des plaies sanglantes parcouraient son torse et ses jambes. Des morceaux de sa peau manquaient en plusieurs lieux et des lambeaux de chairs pendaient de ses bras. Ces foutus zombis l’avaient presque dévorés vivants ! Et il s’était sacrément bien cogné la tête en tombant ! Il ne pu que l’admettre, sans l’aide de cette fille, il serait mort à l’heure qu’il est. Quelques secondes plus tard, et s’en était finit d’Alex Parker. La migraine passée, il tenta de se relever à nouveau. Toujours avec autant de difficulté, mais il refusait d’abandonner.
- Bon, merci de m’avoir sauvé la vie, mais je suis assez pressé, alors salut et bonne chance avec les créatures.
Dans une autre situation, il ne l’aurait pas abandonnée comme ça, mais cette jeune fille semblait très bien capable de se défendre face aux contaminés. Le lance-roquettes qu’elle traînait dans son dos en était la preuve. Alex se mit donc en route, marchant en boitant, se tenant contre le mur de briques. Il tentait d’ignorer la douleur, qui se faisait plus insistante à chaque pas, de même que ses étourdissements et sa migraine. Le jeune homme ne remarqua pas le sang qui s’échappait toujours de ses blessures les plus profondes et laissait une longue traînée rouge derrière lui. Et comme pour en rajouter, des grognements se firent entendre. Les coups de feu avaient attirés d’autres contaminés ! Leur cauchemar ne faisait que commencer…


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MessageSujet: Re: RP de Zombies   Lun 15 Fév - 14:37

Alerte, attentive au moindre gémissement torturé annonçant la proximité des zombis, Kacy s'efforcait de calmer les battements afollés de son coeur. En effet, la simple vue de ces créatures, fruit indirect de son travail acharné, suffisait à lui donner des sueurs froides.

Le jeune homme était mal en point, elle le regarda tenter de se relever, d'abbord sans succès. Visiblement, il avait perdu beaucoup de sang. Lorsqu'il fut sur pied, ce ne fut que pour se raccrocher au mur non loin, fixant son regard dans celui de la jeune fille. Elle admirait d'hors et déjà son courage et sa détermination. Elle savait qu'elle n'aurait jamais trouvé la force de se relever avec de telles blessures. C'est là qu'il répondit à sa question, ma fois bien stupide:

Citation :
- Quelle question ! Évidemment que ça va !

La jeune fille, n'étant pas dupe, pris cette réponse pour du sarcasme, du moins jusqu'à ce qu'il décide de s'éloigner du mur, ne faisant qu'un simple pas avant de s'écrouler au sol à nouveau. Personne ne pouvait prétendre bien se porter avec de telles plaies sur le corps. Il se prit la tête à deux mains avant de réaliser, plutôt brusquement, l'état dans lequel il se trouvait. Il patienta un moment, visiblement étourdi et souffrant, avant de tenter de se relever une deuxième fois. Têtu, il eut le culot de lui dire, malgré sa faiblesse:

Citation :
- Bon, merci de m’avoir sauvé la vie, mais je suis assez pressé, alors salut et bonne chance avec les créatures.

Kacy, sentant une bouffée de colère l'envahir, ne put s'empêcher de lui répondre, jettant un regard à ses vêtements déchirés et imbibés de sang frais et à ses plaies:

- Bon, je crois que je dois te résumer les choses: Tu tiens à peine debout, tes plaies ont deux centimètres de profondeur au bas mot, tu étais en train de te faire bouffer et ton sang, qui laisse une belle ligne rouge derrière toi, aura tôt fait d'attirer une véritable armée desdites créatures avec lesquelles tu me souhaites bonne chance...Je ne connais pas les raisons qui te pressent mais en ce moment, tu sembles surtout pressé de mourir.

Pendant qu'elle s'évertuait à lui faire le compte-rendu de la situation, de nouveaux attaquants approchaient de la scène, attirés par l'odeur du sang et les coups de feu qui avaient retentit quelques instants plus tôt. Vu l'état de l'inconnu, ils devaient partir maintenant s'ils voulaient avoir la moindre chance de survie face aux créatures qui allaient les poursuivre sous peu, courrant aussi vite qu'un humain en pleine santé.

( Je sais, c'est court)
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MessageSujet: Re: RP de Zombies   Mer 10 Mar - 16:17

Alex s'arrêta un instant, appuyé contre le mur sale de l'étroite ruelle, l'oreille aux aguets. Les grognements qu'il avait entendu était près d'ici, et l'odeur putride de morts en décomposition envahissait les lieux. Les gémissements se firent de plus en plus nombreux, jusqu'à ce qu'une horde au complet y réponde. Ils se rapprochaient lentement, tentant sûrement d'identifier avec certitude l'emplacement exact du bruit qui les avait mis en alerte. Celui du canon d'un fusil lorsqu'il tire ses projectiles sur sa proie. Ainsi que l'odeur caractéristique de la mort. S'ils ne s'enfuyaient pas maintenant, ils étaient condamnés. Même la fille, avec son lance-roquette, ne pourrait rien face à un nombre aussi grand de contaminés. Lui encore moins, qui tenait à peine debout et qui n'avait plus aucune minution dans son pistolet. À quoi bon s'enfuir ? Le jeune homme mourait d'une manière ou d'une autre. Ses options étaient très limités : rester ici et attendre que les créatures le dévorent vivants, ce qui ne lui plaisait guère au vue de la douleur occasionnée, ou tenter de s'enfuir et, si par une chance incroyable il réussissait, succomber à ses blessures et terminer encore une fois dans l'estomac d'un zombi ? Au moins la première option avait-elle l'avantage de lui promette une mort rapide car son corps ne supporterait pas très longtemps qu'on lui arrache d'autres lambeaux de chair. Son choix était donc fait. À bout de force, Alex se laissa glisser sur le sol. Appuyé contre le mur, les yeux fermés. La migraine revenait, il avait l'impression que tout tournait autour de lui et que quelqu'un jouait du tambour dans son crâne. La douleur était horrible ! Mais combien de litre de sang avait-il perdu ? Sûrement beaucoup, mais pas au point de laisser l'inconscience le gagner et endormir cette douleur qui le torturait. Dieu cruel qui le faisait souffrir... Mais il ne pouvait lui en vouloir, si sa mort devait être aussi atroce, c'était qu'il le méritait. Après tout, n'était-ce pas de sa faute si tout ceci avait commencé ? Et si sa soeur avait servie de repas aux horribles créatures de son père ? À présent, tout ce qu'il pouvait faire, c'était s'assurer que la jeune fille à ses côtés, peut-être l'unique survivante, réussisse à s'enfuir. Il se tourna vers elle, très lentement, oubliant la douleur et lui dit, d'une voix plus faible qu'il ne l'aurait voulu :

- Sauve-toi ! Laisse-moi ici... Je ne serais qu'un fardeau pour toi...

Il ferma à nouveau les yeux. Il cessa de lutter. La douleur envahit son corps en entier, elle le consummait à une lenteur folle. Il espéra presque voir arriver les zombis afin de mettre enfin un terme à tout ceci. Alex se battait contre ces créatures depuis trop longtemps. À présent, il ne souhait qu'une chose : mourir, pour faire taire la douleur. Mourir, pour oublier toute cette horreur. Mourir, pour enfin revoir ceux qu'il aime. La jeune fille vivrait peut-être, avec un peu de chance. Il devait se raccrocher à cet espoir. Mince, certes, mais le seul qu'il lui restait. Elle, pourrait peut-être mettre fin à catastrophe, à ce virus créé par son père. Elle se vengerait à sa place du mal qu'il avait fait à sa mère, du sort que sa soeur avait connue par sa faute, et des expériences qu'il avait mené sur lui, son propre fils. Cette situation ne la concernait pas, mais il était certain qu'une survivante de ce massacre, qui avait sûrement vue elle aussi des êtres chers mourir, n'hésiterait pas à tirer sur l'auteur de ce crime horrible.

[ Court mais bon... Tu m'as forcée à répondre tout de suite, alors c'est le mieux que je pouvais faire xD ]

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MessageSujet: Re: RP de Zombies   Mer 10 Mar - 17:20

La jeune fille resta quelques secondes sans voix. Non seulement il s'entêtait à se relever seul et à marcher mais il ne semblait même pas avoir entendu ses reproches ma fois plus que fondés. Elle savait le danger sérieux, l'arrivée de contaminés imminente, pourtant, elle était résolue à me laisser personne mourir tant qu'elle le pouvait. Visiblement à bout de forces, le jeune homme se laissa tomber au sol, les yeux clos comme pour effacer de son âme même la souffrance qui le gardait éveillé. Elle ne pouvait rien faire sinon trembler pour lui ou essayer de le porter jusqu'à sa cachète du moment. Elle se décida pour la deuxième option en entendant sa voix faible:

Citation :
- Sauve-toi ! Laisse-moi ici... Je ne serais qu'un fardeau pour toi...

Ses paroles, sa solicitude la touchèrent. Déterminée, elle secoua la tête, puis, sans plus de façons, le redressa, portant la majeure partie de son poids et ne pouvant compter que sur une main pour tirer et un chargeur plein pour se rendre à l'endroit. Là bas, elle aurait de quoi le soigner et peut-être lui assurer la survie par la même occasion. Elle lui sourit, optimiste, avant de lui dire:

- Je suis désolée mais...je ne peux pas t'abandonner là, tu es la première personne vivante que je rencontre depuis le début de ce calvaire...et...j'aimerais pouvoir me raccrocher au peu d'espoir qu'il me reste encore.

Puis, elle lorgna un peu sur ses vêtements en lambeaux et songea quy'il faudrait au moins lui trouver un autre chandail, celui là ne tenant plus que par quelques coutures et étant couvert de salissures qui ne pourraient en aucun cas être bénéfiques pour le blessé. Trop lentement à son goût, elle commença à avancer, le ménageant au mieux et essayant d'estimer le nombre de secondes qui leur restait avant de ne devoir se battre pour leur survie à nouveau. Ne voulant pas s'enfoncer dans un silence gênant, elle poursuivit:

- Au fait, je m'apelle Kacy.

Elle semblait calme et optimiste, elle s'efforcait de l,être mais elle ne pouvait empêcher son coeur de battre à la chamade et sa voix de trembler un peu. Après tout, cela faisait des jour que son existance se résumait en une lutte solitaire pour sa survie ponctuée d'éclats de cervelle disséminés ça et là lorsqu'elle abattait un zombi. La masse de ceux-ci l'avait fait tourner en rond, prendre moult détours mais surtout, ils l'avaient forcée à abandonner l'espoir de revoir quelqu'un vivant...jusqu'à ce qu'elle entende les cris déchirants de cet inconnu que l'on dévorait vif à son arrivée. Au point où elle en était, elle se disait qu'elle n'aurait qu'à le tuer s'il se tranformait...Cette hypothèse la révulsait, lui donnait des frissons dans le dos. Elle s'efforca donc d'écarter ces macabres pensées pour se concentrer sur le moment présent, ma foi bien assez sérieux. En effet, elle pouvait entendre les gémissements des contaminés qui se dirigeaient vers eux par derrière.
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MessageSujet: Re: RP de Zombies   Jeu 1 Juil - 19:53

Alex se sentait partir, glissant doucement dans l'inconscience. La douleur, qui le tenaillait encore quelques secondes auparavant, s'estompait doucement, lui procurant un sentiment de bien-être inimaginable. Les bruits autour de lui disparurent graduellement. Bientôt, il arriva même à oublier les grognements des macabés qui s'approchaient inexorablement d'eux, sûrement nombreux, attirés par l'odeur de chair fraîche qu'ils n'avaient pas dû sentir depuis belle lurette. Sa respiration, un peu plus tôt encore irrégulière, ralentissait lentement. Comme lorsqu'on dort. Oui, exactement ça. Si Alex n'avait pas toutes ces blessures, on aurait pu croire qu'il s'était tout simplement endormis là. Comme de nombreux autres ivrognes à la sortie d'un bar. La différence était qu'au lieu de sentir l'alcool à plein nez, des effluves de sang et de cors en décomposition flottaient dans l'air. Odeur caractéristique d'un pauvre citoyen venant tout juste de subir l'attaque de zombis. À la différence près que la victime en question n'était pas morte. Plus pour longtemps, du moins. Le jeune homme avait été sauvé de justesse par une inconnue, mais ses blessures étaient profondes et ô combien nombreuses. Sans oublier le nombre non négligeable de créatures qui s'approchaient rapidement de la ruelle. Il ne survivrait pas longtemps. Même s'ils réussissaient à se tirer de là vivant, il finirait tôt ou tard par succomber au bout de ses blessures. Ou alors une autre horde de ces créatures infernales se chargerait de son cas. Après tout, n'était-ce pas écrit qu'il devait mourir ici ? N'était-ce pas la volonté de Dieu d'en finir ainsi ? C'était sa punition pour n'avoir pu empêcher son père de réaliser ses sombres desseins. Malgré tout, à chaque fois qu'il y pensait, la même revenait dans son esprit : "Qu'aurais-je pu faire ? Je n'étais qu'un petit garçon..." Et c'était vrai. Un gamin tout juste sortis de la garderie ne pouvait pas grand chose face à un homme aussi cupide et avide de pouvoir que son père. Était-ce une raison suffisante pour crier à l'injustice et refuser la punition divine ? Non, pas pour Alex. Car le Seigneur avait toujours été avec lui lorsqu'il subissait les horribles expériences du scientifique. Il l'avait même libéré lorsqu'il avait sentis que le petit garçon n'en pouvait plus. Peut-être était-ce justement pour arrêter son père qu'il avait ensuite envoyé sa mère dans son laboratoire ? Nul ne peut le savoir. Mais si même une quelconque action de sa part n'aurait pu changer la situation présente, Alex accepterait tout de même le châtiment. Car on ne peut pas revenir dans le passé, alors comment savoir si son inaction n'a pas causé tout cela ? Il n'en demeure pas moins qu'il est coupable, tout autant que son père, de ce qui est arrivé à sa ville et à ses habitants. Il doit maintenant se comporter en homme et subir le châtiment décidé par Dieu.
Mais ça, c'était sans compter l'avis de la jeune fille ! Celle-ci s'était approchée de lui et, ignorant ses recommandations, l'avait redressé sur ses pieds. "Je suis désolée mais... je ne peux pas t'abandonner là, tu es la première personne vivante que je rencontre depuis le début de ce calvaire... et... j'aimerais pouvoir me raccrocher au peu d'espoir qu'il me reste encore." Ses paroles mirent quelques secondes avant d'atteindre l'esprit embrumé du garçon. Lorsqu'il les comprit enfin, il réintégra brusquement son corps et rouvrit les yeux. La douleur le frappa vivement. Elle avait retrouvé son corps en même temps que son esprit, aussi douloureuse et insupportable qu'avant. Elle semblait peut-être même pire, après avoir goutté au sentiment de bien-être total, s'être sentis léger comme une plume, son âme s'envolant doucement vers le Ciel. Le retour est brutal, à tous les coups. Et Alex lui en voulait pour cela. Ne pouvait-elle pas le laisser mourir tranquillement ? À présent, c'était tout ce qu'il souhaitait ! Pas seulement pour retrouver sa famille ou être à nouveau soulagé de ces blessures - quoique un peu des deux tout de même - mais aussi pour la protéger, elle. Peu importe ce qu'elle pouvait dire, dorénavant, elle était le seul espoir sur lequel il pouvait compter. Bientôt, la dernière survivante. C'était à elle qu'incombait la tâche ardue de mettre fin à ce massacre et de tuer celui qui l'avait engendré. Dieu ne l'avait pas mise sur sa route pour le sauver, mais bien pour faire renaître l'espoir en lui. Mais pour que cela arrive, il fallait qu'elle survive. Elle ne pourrait jamais si elle avait à transporter un mourrant. Un simple fardeau. Alex tenta vainement de se dégager, mais il n'avait plus assez de force pour se défaire de la poigne de la jeune fille. Alors il fit ce qu'il ne crut jamais faire de toute sa vie : il la supplia.


- S'il-te-plais... laisse-moi ici. Tu dois vivre... pour pouvoir arrêter ces monstres. Moi, je suis... je suis déjà condamné.

Ces quelques paroles lui demandèrent beaucoup d'effort. Tout ce sang qu'il avait perdu l'avait affaiblis, et les vertiges reprirent de plus belle. Sa migraine s'intensifia, Alex crut même que son crâne allait exploser. Comment était-ce possible ? Comment pouvait-on souffrir autant ? Si Dieu acceptait cela, il devait bien y avoir une raison... Mais laquelle ? Il ne pu supporter la douleur plus longtemps. Son esprit torturé le libéra et accepta finalement de le laisser sombrer dans l'inconscience. Là où nul peur ni nul souffrance ne peuvent l'atteindre.

[ RP nul et qui fait vraiment aucun sens mais j'avais pas d'inspiration ]

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MessageSujet: Re: RP de Zombies   Ven 9 Juil - 8:55

Le jeune homme était dans un état critique, ses blessures étaient graves et il serait bientôt trop tard pour fuir la ruelle et échapper aux morts-vivants. Elle ne savait pourquoi, mais elle ne pouvait pas abandonner cet inconnu. Était-ce sa détermination, son regard reflétant toute la souffrance du monde? Le fait est qu'elle le soutenait du mieux qu'elle pouvait, se préparant mentalement à le transporter en vitesse dans la plus proche de ses "cachettes". Le trajet prévoyait de ne pas être de tout repos pour la jeune fille. Des rues bloquées, des zombis attirés par le moindre bruit, la moindre odeur appétissante aux yeux de ces monstres ainsi que la présence de ce jeune homme, blessé. Tous des facteurs qui rendaient encore plus urgent le besoin de quitter cet endroit empestant la mort plus qu'autre chose. Prête, elle allait commencer à l'emmener lorsqu'il protesta:

Citation :
-S'il te plait... laisse-moi ici. Tu dois vivre... pour pouvoir arrêter ces monstres. Moi, je suis... je suis déjà condamné.

La jeune fille le retint de justesse lorsqu'il perdit conscience, affaibli par ses blessures. Le ramassant presque comme un vulgaire sac de patates sur son épaule, elle lui répondit, se fichant bien qu'il ne puisse l'entendre:

- Aussi longtemps que j'aurai l'espoir de pouvoir t'aider, aussi longtemps que je vivrai dans cet enfer, je ne t'abandonnerai pas, même si pour cela je dois détruire tout ce qui tient encore dans cette foutue ville, même si je dois périr avec toi, même si je dois devenir un monstre en mettant fin à cette folie.

La jeune fille s'assura de sa prise, chargeant son fusil d'une main en gestes précis, avant de se diriger vers sa planque, passant, non pas par les ruelles, mais par les toits, grimpant avec difficulté les échelles de secours de plusieurs bâtiments, continuant à la seule force de sa volonté de sauver l'inconnu. Lorsqu'elle parvint enfin à sa planque, ce fut le souffle court et les jambes en coton.

Elle installa le jeune homme sur ce qui lui servait habituellement de lit avant de s'effondrer sur le sol, à bout de forces. Elle resta ainsi quelques instants avant de prendre son courage à deux mains et de se relever pour aller chercher de quoi nettoyer et panser les blessures du jeune homme. Elle commença par enlever les restes de son chandail en lambeaux, des traces de morsures et du sang le rendant encore plus dégoûtant que la crasse accumulée au fil des jours et par passer un linge propre, humide, sur les blessures diverses recouvrant la partie supérieure de son corps. Un peu découragée, Kacy refoula les larmes qui menaçaient de couler avant de finir son travail, pansant les blessures de l'inconnu avec douceur et attention. Elle s'assit ensuite sur le sol, attendant qu'il reprenne conscience et ressassant ses souvenirs.

Elle avait été la base de toute cette histoire, celle qui, pour bien faire, avait réussi à créer une substance capable d'accélérer le régénération cellulaire à divers endroit et ce, à une vitesse stupéfiante, c'avait été elle qui avait fournit à ce fou le model de base pour créer un tel virus. Aveuglée par son envie de réussir, de pouvoir sauver cette personne chère à son coeur malgré ce que tous disaient, elle n'avait pu qu'assister, impuissante, à la naissance de ces monstres et maintenant, elle s'efforçait de survivre en tuant le plus possible de ces abominations. Sans trop en avoir conscience, elle commença à jouer avec son arme, le pointant sur son menton, absorbée dans ses pensées. Elle le déposa cependant bien vite, inquiète de sa propre attitude.
Spoiler:
 

Pour passer le temps, sachant que, vu la quantité de sang perdu, le jeune homme ne se réveillerait pas en quelques minutes, elle se leva et alla chercher quelques barres tendres dans une vieille machine distributrice située un peu à l'écart dans la planque et ramena avec elle deux bouteilles d'eau elles aussi en provenance d'une machine. Au moins pouvait-elle être certaine que ces choses ne seraient pas contaminées. Et elle attendit, espérant de toutes ces forces qu'il pourrait guérir.

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MessageSujet: Re: RP de Zombies   Lun 29 Nov - 21:49

[ Gomeeeeen >.< Je saiiis, je suis en retard, mais au moins, je n'ai pas mentis : tu n'as pas attendu trois mois... huhu xD ]

Tout était noir. Il n'y avait pas de long chemin qui mène à une éblouissante lumière blanche, ni d'images du passé, de projections de souvenirs divers. Rien du tout, mis à part du noir. Ce ne pouvait être comme ça, le passage vers le Paradis ! Ça ne ressemblait à rien de ce qu'il avait entendu, de ce qu'il s'était imaginé. Les histoires seraient-elles donc fausses ? Errions-nous dans la noirceur totale avant de finalement trouver le lieu du repos éternel ? Était-ce là un test afin de savoir qui méritait réelle d'accéder à cet endroit béni de tous ? Si c'était le cas, que fallait-il faire ? Chercher une porte ? Quand bien même il aurait essayé, Alex n'y voyait rien du tout ! Elle aurait pu se trouver juste sous son nez, cette porte, qu'il ne l'aurait même pas aperçu ! Il ne pouvait même pas esquisser le moindre mouvement ! Le garçon flottait sur place, mais ce qui l'entourait ne pouvait s'apparenter à de l'air ! Complètement immobile, il ne ressentait rien d'étrange. Cependant, lorsqu'il tentait d'avancer son bras, ou même de bouger un seul doigt, quelque chose l'en empêchait, comme si un champ de force le retenait. Il avait aussi la désagréable impression que ses poumons étaient vides, sans pour autant ressentir le moindre signe d'asphyxie. Et cette sorte d'aura particulière qui semblait envahir la pièce... Il avait l'impression d'une présence, non pas un esprit ou un fantôme, mais une autre sorte de présence, tout aussi inexplicable. Tout l'atmosphère de la pièce en était imbibé, jusqu'aux recoins les plus reculés. Alex se sentait observé, sans pouvoir dire d'où ça provenait. En fait, ça semblait émaner de partout à la fois ; ça se dégageait des murs qu'il ne voyait pas mais dont il sentait la présence. Il se sentait prisonnier, impuissant. Cette aura l'enveloppait tout entier, l'oppressait de son étouffante existence. Il aurait donné n'importe quoi pour être ailleurs en cet instant, même si cela signifiait de retourner affronter les créatures de son père ! Ce ne pouvait être là la punition divine ? Le Dieu miséricordieux, celui qui pardonnait tous les péchés à ses fidèles, ne pouvaient véritablement pas laisser ainsi souffrir un de ses plus fervents croyants ? Même s'il le méritait cent fois, mille fois ! Le Seigneur n'aurait jamais autorisé cela. Était-ce donc l'oeuvre de Malin ? Était-ce le Diable lui-même qui avait arraché le jeune homme à la Terre pour l'envoyer croupir au plus profond des Enfers ? Ce ne serait pas étonnant de sa part ! Fourbe, cruel et sans pitié, il ferait n'importe quoi pour ramener quelques âmes fraîche à ses bourreaux ! Cependant, cette pièce, aussi horrible soit-elle, ne ressemblait en rien aux descriptions qu'on faisait de l'Enfer. Il n'y avait ni fleuve ni barque menant au Tartare, ni même de flammes. Il n'y avait que le noir tout autour de lui... Un noir complet.
Soudain, une voix parvint jusqu'à l'esprit du garçon. Alors que celui-ci sombrait doucement dans la folie, celle-ci le sauva, ranima la parcelle de raison qui lui restait : « Aussi longtemps que j'aurai l'espoir de pouvoir t'aider, aussi longtemps que je vivrai dans cet enfer, je ne t'abandonnerai pas, même si pour cela je dois détruire tout ce qui tient encore dans cette foutue ville, même si je dois périr avec toi, même si je dois devenir un monstre en mettant fin à cette folie. » Les paroles s'étaient frayées un chemin jusqu'à son cerveau, et elles résonnèrent un moment dans sa tête avant qu'il comprenne leur signification. La jeune fille ! Celle qui l'avait sauvé ! Elle continuait donc à s'obstiner à le ramener avec elle, lui qui était déjà condamné... Et s'il s'était trompé ? Et si Dieu ne voulait pas qu'il meurt ? Peut-être ses blessures lui avaient-il brouillé l'esprit ? Peut-être s'était-il jeté trop vite dans le bonheur de l'inconscience afin d'échapper à la douleur et, de ce fait, n'avait pas perçu le vrai message que lui envoyait le Seigneur ? Il devait survivre. Il devait se réveiller, sortir de sa torpeur, et mettre enfin un terme à cette histoire. Après tout, n'était-ce pas de sa faute, toute cette histoire ? Il serait bien trop facile de tout simplement partir et de laisser cette lourde charge sur ses les épaules de quelqu'un d'autre ! Qui plus est, Alex avait maintenant une dette énorme envers cette mystérieuse inconnue, et il se devait de la remplir. Aussitôt qu'il eût formulé ces pensées, un point lumineux apparu devant lui. Il n'aurait su dire à quelle distance exactement, mais ça semblait assez éloigné. Pourtant, ce mince éclat de lumière ranima l'espoir en lui. Elle était là, sa porte de sortie ! Nul besoin de chercher, il suffisait simplement d'être à l'écoute, non pas avec ses oreilles, mais avec son coeur et son esprit, pour arriver à percevoir ce signe divin. Alex tenta à nouveau de bouger. Le champs de force était toujours actif. D'abord, il ne parvint à rien, mais à force d'essayer et de réessayer, il réussit à bouger sa main, puis son bras et, finalement, tout son corps. Il se mit en marche - une marche très étrange, étant donné qu'il n'y avait pas de sol sous ses pieds - vers cette promesse de liberté. Il y mettait toute sa concentration, afin de faire un pas de plus. Et ses efforts portèrent fruit. Malgré l'entêtement de l'entité mystérieuse pour le retenir, il parvint à la porte. Car, en effet, il s'agissait bel et bien d'une porte. Construite en bois, sans ornement particulier et munie d'une simple poignée à effet miroir. Alex approcha lentement la main et tourna la poignée.
Il fut brusquement ramené dans son corps. En une seconde à peine, la douleur revint, plus aussi insupportable que la dernière fois, mais tout de même terrible. Il garda les yeux fermés un moment, se réaccoutumant à cette sensation dans son corps et aussi pour profiter de l'air qui pénétrait dans ses poumons. Un air saint, si on peut dire cela vue les zombis qui envahissaient la ville. Le jeune homme pu tout de même à déterminer qu'il ne se trouvait plus dans la ruelle, l'air n'empestant plus la décomposition. Il ouvrit les yeux et jeta un regard circulaire à ce qui l'entourait. Il était manifestement dans une bâtisse quelconque, étendu sur un lit de fortune. Il baissa lentement les yeux vers son corps, redoutant ce qu'il allait voir. À sa plus grande surprise, ses plaies avaient été nettoyées et panser. Il n'y avait plus de lambeaux de chair qui pendaient et sa chemise en morceaux lui avait été retiré. Alex releva alors le regard et aperçut sa jeune sauveuse, assise tout près de lui, dégustant des barres tendres et buvant de l'eau d'une bouteille. Ce n'est qu'à ce moment qu'il prit conscience à quel point il était assoiffé. Alex ouvrit la bouche et, d'une voix rêche, prononce ces paroles :


« De... de l'eau, s'il te plais... »

_________________

La douleur infinie de celui qui reste,
Comme un pâle reflet de l'infini voyage
Qui attend celui qui part.
Ellana l'Envol, Pierre Bottero

Limites sans cesse repoussées
Plaisir infini
Écriture.
Ellana, Pierre Botterro

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MessageSujet: Re: RP de Zombies   Lun 28 Fév - 19:36

La jeune fille était perdue dans ses pensées, les quelques vivres qu’elle avait ramené déposées autour d’elle. Elle attendait en silence, les yeux rivés sur le jeune homme inconscient. Consciente qu’elle ne pourrait peut-être pas manger avant longtemps lorsqu’ils sortiraient de sa cachète, elle n’arriva pas à attendre le jeune homme pour ouvrir une de ses barres tendres, à peu près la seule chose disponible à manger en dehors du contenu de poubelles. Elle détacha ses yeux du jeune homme, lançant une prière silencieuse à quelque présence mystérieuse, la jeune fille n’ayant aucune croyance particulière, demandant à ce que La vie de cette personne, la seule encore vivante à avoir croisé son chemin, soit épargnée malgré les blessures qui l’affligeaient. Son attitude démontrait l’abattement qu’elle s’était efforcée de cacher les trois derniers jours. En effet, la solitude, la multitude de monstres, l’odeur abominable de chair en décomposition qui hantait les rues, le manque de nourriture, la fatigue, et maintenant, le maigre espoir qui lui restait s’envolait doucement au fur et à mesure qu’elle désespérait de voir le jeune homme survivre à cette épreuve. Ils étaient dans le même bateau et même s’il était contaminé, l’espoir perdurerait tant et aussi longtemps qu’il ne deviendrait pas un zombie. Cette seule pensée la fit frissonner. Elle imaginait le teint de l’inconnu virer au gris, ses yeux se voiler à jamais, son corps sans vie se relever lentement, comme un pantin diabolique animé d’une faim vorace et sans limite. Elle l’imaginait, se rapprochant d’elle à pas lents, l’acculant dans un coin, fixant de ses yeux morts le canon de son arme, son visage sans expression et le bruit écœurant du crâne cédant sous l’impact de la balle. Trop souvent, elle avait du mettre fin à l’éternelle agonie de ces créatures, trop souvent elle s’était imaginé la famille de ces personnes réduites à l’état d’êtres abrutis, voire presque d’animaux, trop souvent elle avait appuyé sur la gâchette et mis fin à une existence. Cette fois, elle ne laisserait personne mourir sans avoir tout fait pour lui éviter la mort. Soudain, elle fut tirée de ses pensées par le jeune homme reprenant conscience. Il commença par regarder autour de lui, vérifier son propre état, puis, d’une voix faible, arriva à demander :

-De... de l'eau, s'il te plaît...

Aussitôt, la jeune fille se releva, apportant au souffrant l’eau qu’il avait réclamé. Elle avait prévu le cas et en avait amené deux bouteilles. Le voyant ainsi affaibli, elle l’aida le plus doucement possible à s’asseoir, craignant qu’il ne s’étouffe si elle n’en prenait pas la précaution, puis lui permit de boire un peu. Elle ne savait plus quoi éprouver du soulagement ou de l’angoisse, pourtant, elle lui sourit. Les larmes menaçaient de la submerger, de fines gouttelettes se formant aux coins de ses yeux, mais elle les refoula, optant pour une attitude plus optimiste, se disant qu’au moins, il était encore en vie et il demeurait humain. Elle ne devait plus se laisser aller. Elle avait une planque, des armes, de la nourriture et de l’eau, elle avait un toit et même de la compagnie. De tous les habitants de la ville, elle s’avérait la plus chanceuse, car elle survivait à l’horreur. Après avoir aidé le jeune homme à boire, elle se dirigea vers un semblant de bureau, en fait une petite table sur laquelle trônait un petit cahier, celui où étaient dissimulées ses notes sur le virus, mais aussi, depuis peu, le récit de ses monotones journées dans cette ville condamnée. Tout y était noté, le nombre de créatures tuées, les munitions restantes, l’état des barricades interdisant l’entrée des zombies, la quantité de nourriture, le nombre de machines encore intouchées, les fois où elle avait cru pouvoir sauver quelqu’un, toutes les fois où elle était arrivée trop tard… C’était pour elle une sorte de bouée, son moyen d’échapper à la folie, de s’en sortir. Désormais, elle n’était plus seule et elle savourait chaque instant loin de la solitude. Elle entreprit de noter sa journée, commençant par parler de sa longue errance parmi les morts-vivants, leur funeste mélopée, les flammes dévorant tout, le chaos, la peur et la solitude, puis, elle mentionna les cris des zombies, leur appel au festin, mais surtout, le jeune homme, toujours vivant, sur lequel ils s’étaient acharnés. Elle mentionna les balles utilisées, un chargeur plein en fait, pour sauver le jeune homme. Elle parla de son entêtement, de son refus d’admettre qu’il était dans un sale état, puis ses suppliques lui demandant de le laisser là, de l’abandonner alors qu’il était le premier être doué d’intelligence qu’elle rencontrait depuis longtemps, les autres ayant succombé, celui-ci étant à l’article de la mort. Bientôt, elle devrait sortir d’ici. Plus le temps passait et moins elle avait de chances de découvrir d’autres survivants. Elle aurait bien continué à chercher pour toujours sans jamais s’arrêter, mais la nourriture venait à manquer et ses priorités venaient de changer. Elle avait un but, un objectif à accomplir en plus de devoir s’amender pour l’horreur qu’elle ait contribué à créer : Elle devait le sauver. Au fil de son récit à son journal, elle se rendit compte qu’elle ne connaissait même pas son nom. Ne voulant pas poser la question à brûle-pourpoint, elle se contenta de se présenter sommairement, évitant son regard d’où elle tentait toujours d’enrayer les larmes qui lui donnaient un air fragile, qui démentaient la force dont elle avait su faire preuve jusqu’à maintenant :

- Au fait, je me nomme Kacy.

À ainsi se présenter, elle se sentait un peu comme une gamine entrant à l’école et devant se présenter devant ses camarades de classe. Le rouge lui monta aux joues, sa réaction étant en partie due à la fatigue, en partie due au fait que le jeune homme lui était inconnu et que sa vie se trouvait entre ses mains. Cette constatation, fort simple, suffisait à la faire trembler légèrement. Elle était gênée et ne savait plus où se mettre. Elle avait eut beau se montrer forte et confiante face aux monstres, elle n’en était pas moins humaine et elle appréciait de ne plus se trouver entièrement seule face à la ville fantôme.
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